Le flex living à Madrid : pourquoi de plus en plus de personnes choisissent la location flexible en 2026

Si vous cherchez un logement à Madrid depuis quelque temps, vous avez très probablement croisé le terme « flex living ». Il ne s’agit pas d’une simple mode immobilière : les données montrent qu’il est devenu l’une des réponses les plus solides à un marché locatif de plus en plus tendu. Voici ce qui se cache derrière ce concept et pourquoi de plus en plus de Madrilènes — et de nouveaux arrivants — le choisissent.
Qu’est-ce que le flex living ?
Le flex living est un modèle de logement conçu pour des séjours de durée intermédiaire — de quelques semaines à plusieurs mois — qui associe le confort d’un appartement meublé et prêt à vivre à la souplesse d’un contrat qui ne vous engage pas sur le long terme. Il est né précisément pour combler l’écart entre la location traditionnelle (pensée pour des années) et l’hébergement touristique (pensé pour quelques jours).
La croissance en chiffres
Les chiffres expliquent pourquoi ce modèle fait autant parler de lui :
- L’investissement dans le flex living à Madrid est passé de 50 millions d’euros en 2021 à 1 079 millions d’euros en 2024 : une croissance de plus de vingt fois en trois ans seulement.
- À l’échelle nationale, le secteur a atteint environ 19 100 unités en 2025, avec 7 100 nouvelles livraisons cette même année et une croissance annuelle de 60 %.
- Le pipeline de projets en cours pourrait porter le total à 35 000 unités, signe que la croissance ne s’est pas essoufflée.
- L’investissement résidentiel opérationnel (qui inclut le flex living, le PRS et le build-to-rent) a totalisé 2 200 millions d’euros en 2025, soit 28 % de plus que l’année précédente.
- Les loyers de ce type de produit institutionnel restent orientés à la hausse, avec des progressions proches de 10 % par an.
Qui choisit le flex living
Loin d’être une niche, le profil des utilisateurs est large et répond à des besoins très réels de la ville :
- Les étudiants : Madrid accueille environ 123 000 étudiants par an, dont beaucoup ont besoin d’un logement pour un cursus ou un semestre, et non pour plusieurs années.
- Les professionnels en mobilité et les jeunes en premier emploi, qui arrivent dans la ville sans savoir encore dans quel quartier ils souhaitent s’installer durablement.
- Les personnes en transition de vie : procédures de séparation ou de divorce (environ 12 000 cas par an dans la région) ou travaux de rénovation (près de 200 000 par an) créent un besoin ponctuel de logement temporaire.
- Les nouveaux habitants : Madrid gagne plus de 300 000 nouveaux résidents chaque année, dont une bonne partie passe d’abord par une formule flexible avant de signer un bail traditionnel.
Pourquoi il gagne du terrain face à la location traditionnelle
Derrière cette croissance se trouvent plusieurs causes structurelles qui ne disparaîtront pas à court terme : la pénurie d’offre de logements dans les grandes villes, l’augmentation de la mobilité professionnelle et des flux migratoires vers Madrid, une évolution des habitudes qui privilégie la flexibilité plutôt que l’engagement de longue durée, et un cadre réglementaire qui, en se durcissant pour la location traditionnelle, pousse de nombreux propriétaires et opérateurs vers des modèles institutionnels plus souples.
En définitive, le flex living ne concurrence pas tant la location traditionnelle qu’il comble un vide que celle-ci couvre mal : celui de qui a besoin d’un logement de qualité immédiatement, pour une durée limitée, sans l’incertitude ni les délais d’un contrat de plusieurs années. Chez aTemporal, nous appliquons ce modèle à la location saisonnière à Madrid : des appartements entièrement équipés, des contrats ajustés à votre durée réelle et sans la rigidité du marché traditionnel.